C’est ce que révèle une enquête
menée par les conseils départementaux de l’Ordre des médecins de l’Eure et
Seine Maritime avec la collaboration de l’Union régionale des médecins libéraux
de Haute Normandie, où la densité médicale est plus faible que la moyenne
nationale et l’activité plus conséquente…
Il en ressort que les médecins
travaillent plus, souffrent de stress et fument autant que le reste de la
population, mais ne se soignent pas pour autant… Plus qu’un malade habituel, le
médecin refuserait la réalité se ses symptômes ou les minimiserait.
Ainsi, 7 médecins sur 10 s’estime
en bonne santé et 1 sur 2 admet avoir des périodes d’épuisement professionnel.
Ainsi, seuls 20 % des médecins ont désignés un confrère médecin traitant.
Enfin, si 80 % des médecins ont
le sentiment d’être reconnus par leurs patients, 58 % par leurs confrères, ils
ne sont que 16 % à considérer être aussi reconnus par les pouvoirs publics.
Plus à l’écoute des inquiétudes
de ses patients que de ses propres troubles, le médecin se retrouverait-il face
à lui-même quand il faut se soigner ?