Médecins généralistes : des statistiques effrayantes, un
constat éloquent
La médecine générale connaît
actuellement une profonde crise des vocations.
Sur 3.333 postes ouverts à
l’issue du 2ème cycle de médecine, 612 sont restés vacants en 2009.
Ainsi, le constat est le
suivant :
les postes les plus pourvus sont
ceux de spécialistes ;
les médecins qui cessent
leur activité sont plus nombreux que ceux qui débutent - d’où les
déserts médicaux et les difficultés d’accès aux soins ;
moins de 10 % d’une promotion
de jeunes médecins généralistes s’installent en libéral ; les autres
optent pour une activité salariée en hôpital ou en maison de retraite. De plus,
les collectivités locales embauchent également, pour les PMI ou la médecine
scolaire, et l’assurance maladie cherche des médecins conseils ;
les jeunes médecins optent pour
les remplacements : trop de contraintesà s’installer en cabinet (financières et
psychologiques).
En
conclusion, la situation est très sérieuse. Entre la charge de travail, les
gardes de nuit, l’isolement des médecins de campagne ou encore les écarts de
revenus avec les spécialistes, les jeunes généralistes n’osent plus
s’installer.
Des mesures incitatives (logements
gratuits) pourraient être proposés.