L’Ordre
pour un statut du remplaçant limité dans le temps
Le
conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) a montré dans ses statistiques que
le nombre de médecins en exercice régulier est en baisse en France de - 2 %. La
population médicale vieillit à un rythme considérable, et le nombre de médecins
qui ne s’installent pas et préfèrent exercer comme remplaçants explose.
«
Le remplacement est en passe de devenir un nouveau mode d’exercice à part
entière de la médecine ».
Face
à cette situation, le CNOM envisage de procéder à une refonte du code de
déontologie afin de favoriser la création d’un « véritable statut » du
médecin remplaçant. L’opération s’annonce très encadrée. Certains estiment
ainsi qu’ « Il faut limiter la durée d’errance de ces médecins remplaçants, à
condition de ne pas laisser ces médecins ad vitam aeternam en remplacement ».
L’Ordre
envisage donc, en liaison avec les syndicats de jeunes médecins, la recherche
d’une solution qui donnerait notamment aux médecins remplaçants la possibilité
d’exercer en nom propre, avec leurs feuilles de soins. Le statut ne serait
évidemment pas lié à un site unique d’exercice, mais à un engagement d’activité
régulière.
D’autres
se disent inquiets sur le projet de plafonner la durée des remplacements et
parlent même de « piège tendu par les tutelles » : des limites dans
le temps comporteraient en creux l’idée de contraindre les médecins à
s’installer à l’issue de cette période de remplacement.
Le
Président du Cnom pense toutefois qu’ « Il est inutile de vouloir créer
encore des contraintes, les médecins en subissent déjà suffisamment ».